Chapitre 4 · Surdétections · Cas 9

Surdétection de myopotentiels diaphragmatiques

Patient et épisode

Patient

  • Homme implanté d’un défibrillateur simple chambre Incepta

Résumé

  • Détection d’un épisode non soutenu

Le tracé

Touchez un numéro sur le tracé, ou une ligne de la liste ci-dessous

Électrogramme Boston Scientific DAI, segment 1 sur 2 — Surdétection de myopotentiels diaphragmatiques
Électrogramme Boston Scientific DAI, segment 2 sur 2 — Surdétection de myopotentiels diaphragmatiques
  1. Le canal de détection ventriculaire retrouve la présence de signaux non physiologiques de relativement faible amplitude (amplitude croissante puis décroissante) détectés de façon intermittente
  2. Après 3 cycles consécutifs classés FV, enregistrement du tracé

Les points à retenir

  • L’utilisation d’une sensibilité élevée auto-adaptative permet d’optimiser la qualité de la détection des signaux micro-voltés en FV mais majore le risque de surdétection de myopotentiels diaphragmatiques en fin de diastole quand la sensibilité est maximale
  • La surdétection de myopotentiels diaphragmatiques est rare mais a été observée de façon accrue chez les patients implantés avec une sonde bipolaire intégrée positionnée à l’apex du ventricule droit ; une sonde bipolaire intégrée favorise le phénomène parce que l’antenne de détection est plus large ; une stimulation ventriculaire permanente est associée avec un risque augmenté de surdétection de ces myopotentiels car après stimulation, le temps passé avec une sensibilité maximale est prolongé particulièrement quand la fréquence cardiaque est lente
  • Les myopotentiels diaphragmatiques correspondent à des signaux de faible amplitude, haute fréquence, détectés le plus souvent exclusivement sur le canal de détection (absents sur le canal de choc) ; les 2 caractéristiques principales de ce type de signaux sont que leur amplitude varie avec le cycle respiratoire et qu’ils peuvent être reproduits par des manœuvres spécifiques (inspiration profonde, Vasalva, toux forcée) ; la surdétection survient initialement en fin de diastole quand la sensibilité est maximale ; la détection de la véritable onde R (de grande amplitude) modifie le niveau de sensibilité et interrompt au moins temporairement la surdétection de ces signaux de petite taille ce qui explique qu’une surdétection prolongée ne survienne que chez les patients dépendants (absence d’onde R spontanée, niveau de sensibilité en permanence maximal)
Cette figure montre l’aspect caractéristique de surdétection de myopotentiels diaphragmatiques : signaux rapides d’amplitude croissante, décroissante, détectés sur le canal de détection et absents sur le canal de choc
Cette figure montre l’aspect caractéristique de surdétection de myopotentiels diaphragmatiques : signaux rapides d’amplitude croissante, décroissante, détectés sur le canal de détection et absents sur le canal de choc

Practice out loud

Just describe the tracing. What do you think is going on? Describing the numbers can help.

00:00

Extrait de Boston Scientific DAI — cas cliniques par P. Bordachar, M. Strik, A. Thiyagarajah, S. Ploux. Publié par Cardiocases. Chaque marqueur numéroté d’un tracé est expliqué dans la liste située en dessous ; touchez un marqueur sur le tracé ou une ligne de la liste.

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