Burst dans la zone de TV

Tracé
N° 9
Constructeur Boston Scientific Prothèse DAI Chapitre Thérapies
Patient

Homme de 66ans implanté d'un défibrillateur double chambre Incepta dans le cadre d'une myocardiopathie ischémique.

Tracé
  1. rythme sinusal;
  2. tachycardie ventriculaire (dissociation auriculo-ventriculaire) monomorphe, régulière diagnostiquée en zone de TV;
  3. épisode de TV (V-Epsd) après 8 cycles sur 10 en zone de TV; début de la durée initiale de la zone de TV (2.5 secondes); les complexes ventriculaires détectés sont non corrélés (U);
  4. diagnostic de TV soutenue (V-Detect) en fin de durée (V>A);
  5. burst de 8 complexes à fréquence fixe;
  6. burst efficace et réduction de l’arythmie ventriculaire.
Commentaires

Ce tracé illustre l’intérêt de la stimulation anti-tachycardique pour traiter les nombreux épisodes de TV < 200 battements/minute présentés par ce patient. En dépit d’un caractère arythmogène marqué (multiples épisodes de TV dans le dernier mois), un traitement rapide et efficace par stimulation a permis à ce patient de rester asymptomatique avec une qualité de vie préservée. Comme expliqué précédemment, une priorité de la programmation d'un défibrillateur implantable est de réduire autant que possible le nombre de chocs délivrés sans compromettre la sécurité du patient. L'idéal est d'interrompre la tachycardie avec la thérapie la moins agressive et la moins douloureuse possible. La stimulation anti-tachycardique constitue donc d'évidence la thérapie à privilégier en première intention pour les tachycardies organisées étant moins douloureuse et limitant la consommation et l'usure des batteries. De plus, l'effet délétère propre des chocs électriques a été clairement démontré. Le principe de la stimulation anti-tachycardique est de capturer l'arythmie et d’interrompre une TV organisée en pénétrant son circuit de propagation à travers les ventricules. Le ventricule doit donc être stimulé à une fréquence plus élevée que celle de la tachycardie. L'efficacité de ce type de thérapies a été démontrée pour une large gamme de fréquences de tachycardie ventriculaire jusqu'à 240 battements/minute. La stimulation anti-tachycardique permet de réduire 90% environ des tachycardies ventriculaires dont la fréquence est inférieure à 200 battements/minute avec un risque modéré d'accélération de l'ordre de 1 à 5%. Ces observations ont repositionné le "défibrillateur" implantable comme un traitement des arythmies par stimulation rapide en première intention avec possibilité de défibrillation uniquement en "back-up".