Perte de capture ventriculaire gauche

Tracé
N° 6
Constructeur Biotronik Prothèse TELEMEDECINE Chapitre Egm périodiques
Patient

Homme de 78 ans implanté d’un défibrillateur triple chambre Lumax 340 HF-T dans le cadre d’une myocardiopathie dilatée avec bloc de branche gauche ; EGM périodique ;

Tracé

Tracé télécardiologie

4 canaux sont disponibles : les marqueurs avec les intervalles, le canal de détection atriale, le canal de détection ventriculaire droit et le canal de détection ventriculaire gauche ; 30 secondes d’EGM sont disponibles ;

  1. rythme spontané et stimulé en biventriculaire avec capture biventriculaire probable ;
  2. probable perte de capture ventriculaire gauche intermittente ; l’EGM ventriculaire gauche est modifié avec présence d’un signal décalé correspondant au signal ventriculaire gauche suivant la capture ventriculaire droite ;
Commentaires

Le pourcentage de stimulation biventriculaire est une des données essentielles du suivi des patients resynchronisés. Une stimulation effective quasi-permanente est un préalable indispensable au succès de cette thérapeutique. Une baisse subite de ce pourcentage pour une raison quelconque (arythmie atriale, nombreuses extrasystoles ventriculaires, délai AV programmé trop long…) peut engendrer un message d’alerte et peut ainsi être détectée grâce au suivi par télémédecine. Un deuxième élément est toutefois indispensable. Une stimulation permanente ne signifie pas forcément une capture biventriculaire permanente. L’anomalie observée est intermittente, avec un délai constant entre le spike et le second signal ventriculaire, délai qui correspond à l’intervalle interventriculaire sous stimulation ventriculaire droite.

La valeur programmée de l’amplitude ventriculaire gauche est donc proche du seuil. Le signal VG n’est pas détecté par la chaine VG, de sorte que les mémoires ne signaleront d’aucune manière le défaut de stimulation ventriculaire gauche. Ce patient avait présenté une augmentation de seuil ventriculaire gauche responsable d’une perte de capture. L’EGM périodique permet ici ce diagnostic qui serait passé inaperçu par la seule analyse des statistiques de stimulation biventriculaire.