Introduction

La toute première prothèse implantée mise sur le marché bénéficiant d’un suivi par télémédecine était un stimulateur cardiaque double chambre Biotronik. La société Biotronik a donc été pionnière dans la discipline et a contribué ensuite aux différentes étapes de développement et de validation scientifique. Le système de télésuivi des prothèses Biotronik reste aujourd’hui la référence et est proposé sur l’ensemble de la gamme de produits (stimulateurs comme défibrillateurs). Ce système est plus orienté vers la télésurveillance que vers la téléconsultation.

Certaines grandes lignes définissent le système de télésuivi des prothèses Biotronik :

  • un transmetteur d’usage simplifié
  • patient passif (aucune action spécifique à réaliser)
  • 3 types de transmission : suivi programmé (télésurveillance calendaire avec transmission quotidienne de l’ensemble des données), transmission des alertes (télésurveillance événementielle) et transmission d’un EGM périodique
  • pas de possibilité de transmission initiée par le patient pour les défibrillateurs

Toutes les prothèses Biotronik actuelles sont équipées de l’antenne de radiofréquence permettant le suivi à distance. Cette technologie constitue une priorité et un argument majeur du marketing de cette compagnie. En pratique, Biotronik représente la compagnie bénéficiant du ratio prothèses télésuivies /prothèses implantées le plus important avec une fiabilité du système validé sur plusieurs années et sur un nombre conséquent de patients.

Historique

Comme expliqué précédemment, la première prothèse commercialisée permettant un télésuivi à distance était un stimulateur cardiaque de la compagnie Biotronik :

Novembre 2000 : Le système Home Monitoring est marqué CE

Décembre 2000 : première implantation d’un stimulateur avec télécardiologie BA03 DDDR, transmission entièrement sans fil et déclenchement automatique sur bande MICS et réseau GSM

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Avril 2002 : première implantation d’un défibrillateur avec télécardiologie (Belos VR-T)

Septembre 2003 : mise en ligne du site Internet pour le suivi des patients

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Septembre 2005 : première transmission d’un EGM. Dans un premier temps, des EGM reconstitués par analogie étaient transmis. 

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Novembre 2006 : utilisation du GPRS pour augmenter le volume du message transmis

Juin 2007 : contrôle complet des paramètres techniques du système avec le défibrillateur Lumax 340 HF-T

Février 2009 : boîtier patient CardioMessenger II-s entièrement automatique

Mars 2009 : nouvelle version du site Internet avec gestion multiutilisateurs, concept de statuts.

Octobre 2009 : marquage CE et approbation FDA autorisant un seul contrôle en face-à-face par an

Janvier 2012 : programmation des dates de téléconsultation sur la prothèse

Octobre 2012 : premier holter implantable communicant BioMonitor

Février 2013 : programmation à distance des dates de transmission des EGM périodiques

Fonctionnement du système: Généralités

Installation et initialisation du système de télésuivi

Les prothèses Biotronik pouvant bénéficier du suivi par télécardiologie portent la lettre T accolée à leur nom (exemple : Lumax 340 HF-T). Le numéro de série de l’appareil implanté ainsi qu’un code d’identification (PID) sont nécessaires à la bonne inscription du patient et à son identification.

La fonction de télécardiologie n’est pas activée par défaut sur la prothèse en sortie d’usine et doit être activée à l’aide du programmateur. Pour cela, la fonction suivi par télémédecine doit être programmée sur ON dans le chapitre Paramètre, onglet télécardiologie. Lors de cette programmation initiale, il est possible de déterminer la fréquence de transmission des EGM périodiques, ainsi que de modifier l’heure des transmissions si nécessaire (valeur nominale entre 1h et 2h du matin).

Le patient reçoit une formation au branchement et au fonctionnement du transmetteur CardioMessenger. Le patient réalise son branchement au retour au domicile. Cette procédure a été grandement simplifiée. En effet, le CardioMessenger dispose d’une seule fiche de branchement sur le secteur avec un seul câble fourni. On ne retrouve plus aucun bouton sur les dispositifs récents limitant la complexité de la manipulation pour le patient.

Le patient connecte le CardioMessenger à une prise de courant via le câble d’alimentation ; la lumière du boitier devient verte indiquant un bon fonctionnement du dispositif et une bonne qualité du réseau. Si la lumière devient orange, cela peut traduire le fait que le dispositif est en recherche d’un réseau ou que le système a repéré un dysfonctionnement empêchant le fonctionnement normal.

Communication Boitier – Transmetteur

La communication entre prothèse et transmetteur puis la transmission des données sont initiées par la prothèse implantable qui cherche la présence du transmetteur pour transmettre ses données. Le transmetteur n’est pas en permanence « à l’écoute »  pour ne pas saturer la bande de fréquence.

Il n’est pas nécessaire de rentrer le numéro de série de la prothèse dans le CardioMessenger ; en effet, la prothèse et le CardioMessenger ne sont pas appareillés en première intention.  Avant que les communications ne s’initient, une prothèse Biotronik peut communiquer avec n’importe quel CardioMessenger, et un CardioMesenger peut répondre à n’importe quelle prothèse. Avant la première transmission, le CardioMessenger et la prothèse sont en mode de recherche pour former une paire. Quand ils se trouvent, ils se fixent un rendez-vous toutes les nuits à heure fixe pour transmettre les messages. Un appariement exclusif se produit après 3 communications (plus de possibilité de communication quotidienne de la prothèse avec un autre Messenger, mais une transmission d’événement déclenchée par la prothèse peut passer). Cet appariement se casse au bout de 3 jours d’absence de communication. 

La transmission utilise exclusivement une bande de fréquence dédiée au dispositif implantable (MICS Medical Implantable Communication Service, 402 à 405 Mega Hertz) qui limite la possibilité d’interférences avec d’autres dispositifs. La bande MICS comporte 9 canaux, le moins parasité sera choisi pour la communication.

Le mode de communication a évolué récemment. Initialement en effet, elle était unidirectionnelle :la prothèse réalisait 6 à 7 transmissions systématiques (transmissions « sourdes ») tous les jours en espérant qu’au moins une avait rencontré des conditions (Messenger à l’écoute) permettant une transmission effective.  Dans des conditions idéales, une grande partie de la consommation liée à la transmission était inutile. Les prothèses plus récentes contactent le Messenger à heure fixe sans tentative de transmission systématique. Si le Transmetteur est effectivement à l’écoute, la prothèse transmet la « charge utile », partie de l’opération consommatrice d’énergie (la communication n’est plus « sourde »). Si l’appel de la prothèse ne trouve pas de réponse, aucune transmission n’est débutée et la tentative de communication puis de transmission est réitérée (communication bidirectionnelle).

La distance entre l’appareil implanté et le transmetteur ne doit pas être de moins de 20 centimètres pour éviter toute interférence et a une portée garantie de 2 mètres. 

En cas d’impossibilité de communication avec un réseau mobile, le CardioMessenger peut stocker jusqu’à 70 messages.

Transmission transmetteur – hébergeur de données
Pour les premiers dispositifs Biotronik bénéficiant de la télémédecine, le Messenger transmettait automatiquement les données sous forme de SMS cryptés au centre de service de la société Biotronik situé dans ses locaux à Berlin. Aujourd’hui, la norme GPRS des réseaux GSM est utilisée.

En Europe, la transmission des données à partir du CardioMessenger se fait exclusivement par réseau de téléphonie mobile. Il n’y a pas de possibilité de transmission filaire. Aux Etats-Unis, le CardioMessenger peut transmettre ses données au choix par l’un ou par l’autre des 2 modes.

Le boitier de transmission fonctionne avec tous les réseaux dont l’exploitant est un partenaire d’itinérance de T-Mobile. La société Biotronik possède un contrat mondial avec l’opérateur T-Mobile, qui lui même possède des accords avec des opérateurs d’itinérance dans les régions du monde qu’il ne couvre pas directement. Ainsi en France métropolitaine, Orange est l’opérateur d’itinérance sur lequel la communication s’effectue préférentiellement (en absence de réseau Orange, SFR ou Bouygues).

A la suite d’une transmission entre prothèse et Messenger, la transmission à l’hébergeur de données est immédiate si un réseau mobile est disponible. En cas d’impossibilité de communication avec un réseau mobile, le CardioMessenger peut stocker jusqu’à 70 messages.

Transfert des données de l’hébergeur de données au centre médical
L’hébergeur de données est situé à Berlin, dans les bâtiments de la maison mère Biotronik. Il est propriété de la société qui le gère entièrement sans intervention de sous-traitant.

L’hébergeur de données collecte, traite, stocke et restitue les données au centre de cardiologie du patient via internet depuis un serveur distant sécurisé. Les données transférées cryptées, stockées et analysées automatiquement par l’hébergeur peuvent être potentiellement consultées sur le site Internet sécurisé de Biotronik par certains employés accrédités de la société  soumis à confidentialité.

L’intégralité des données transmises par la prothèse au Messenger sont transmises à l’hébergeur qui génère les messages d’alerte quand nécessaire (« événement indirect ») puis le communique au centre médical via le site Internet.

Il existe une deuxième voie de transmission des alertes. Certains événement ou mesures anormales peuvent générer une alerte directement par la prothèse qui cherche à la transmettre immédiatement au CardioMessenger (en dehors de l’horaire de rendez-vous habituel). Si la transmission entre prothèse et Messenger est effective, les données sont transmises directement sur le site Internet du centre médical via l’hébergeur (« évènements directs »).

En France, en cas de difficulté, un numéro vert dédié à la télécardiologie est à disposition des patients et des professionnels de santé, du lundi au vendredi de 09h à 18h (0 800 801 034). La plateforme de ce numéro vert est située à Rungis, composée de 4 personnes. Pour le reste du monde une assistance de premier niveau peut-être fournie localement, il existe une assistance mondiale, basée à Berlin, communiquant en Anglais et en Allemand, dédiée principalement aux professionnels de santé. 

Interrogation des données par le centre médical
Le site Internet Biotronik Home Monitoring Service Center permet de consulter les données transmises au centre médical via l’hébergeur. L’authentification des professionnels de santé se fait par utilisation d’un identifiant et d’un mot de passe confidentiels. Toutes les actions effectuées par les différents intervenants sont tracées.

Les données sont présentées sous forme  consolidée incluant tableaux et graphes comparables aux informations obtenues lors d’un contrôle en face à face avec un programmateur, ainsi que des électrogrammes endocavitaires.

Les données correspondant à un patient ne sont transférées que sur un compte unique du site Internet, mais l’équipe du site a la possibilité de donner l’accès à des « centres satellites » à leurs propres patients (menus « Administration – Utilisateurs et Groupes de patients » sur le site). 

Fonctionnement du système : plusieurs types de transmissions

 

TROIS TYPES DE TRANSMISSIONS SONT POSSIBLES :

  • transmission quotidienne
  • transmission d’une alerte 
  • transmission d’un EGM périodique

Il n’y a pas pour le patient de possibilité d’initier une transmission manuelle à sa demande ou à celle du centre médical. Le système est effectivement entièrement automatique évitant toute intervention active du patient. Il existe une exception : l’application par le patient d’un aimant sur son stimulateur cardiaque entraine le déclenchement d’une transmission.

Transmissions quotidiennes
Le système de télésuivi Biotronik permet un monitorage quotidien de l’intégralité du contenu des mémoires et des paramètres techniques.

Les données transmises peuvent être divisées en :

  • données techniques concernant le défibrillateur (tension de la pile, temps de charge, mode spécial)
  • données techniques concernant les sondes (impédance de stimulation, amplitude de détection, seuil de stimulation automatique, impédance de défibrillation)
  • données rythmiques à l’étage auriculaire (épisodes de FA, charge en FA…)
  • données rythmiques à l’étage ventriculaire (détection d’épisodes classés TV, FV, TSV, type de thérapies délivrées, efficacité des thérapies, présence de l’EGM des différents épisodes)
  • indices hémodynamiques (données sur l’insuffisance cardiaque : %CRT, FC moyenne, FC repos, variabilité de la fréquence cardiaque, niveau d’activité, impédance thoracique…)
  • paramètres programmés (fonctions brady, tachy …)

Il est possible de consulter sur le site l’évolution de ces différentes valeurs quotidiennes au cours du mois précédent.

Transmission des alertes
En plus de la transmission quotidienne se surajoute la transmission éventuelle de messages d’évènements (alertes) de couleurs différentes (jaune ou rouge).

Comme expliqué précédemment, il existe 2 types d’alerte :

  • alertes indirectes générées par l’hébergeur de données après analyse des données brutes  transmises quotidiennement par l’appareil.
  • alertes directes générées directement par la prothèse à la suite de la survenue de l’ERI, de la survenue d’une arythmie ventriculaire ou d’un choc à énergie maximale jugé inefficace. Ces alertes sont transmises dès que possible (si le patient est à proximité du transmetteur).

La couleur rouge ou jaune des alertes est réglable sur le site Internet, à quelques exceptions (par exemple « Etat spécial de l’appareil » : alerte rouge uniquement).

Certains paramètres en rapport avec les alertes sont réglables directement sur le site Internet mais également sur la prothèse via le programmateur.

La notification d’une alerte (systématique concernant les alertes rouges, réglable pour les jaunes) est répétée au bout de 21 jours. Par exemple, l’entrée en ERI engendre une alerte rouge avec notification. Cette notification est répétée systématiquement au bout de 21 jours. Si, l’évènement n’a pas été confirmé sur le site Internet par l’équipe médicale, la notification est répétée au bout de 3 jours.

Il est à noter que certaines alertes s’accompagnent de la transmission d’un EGM. Les EGMs fournis correspondent aujourd’hui (depuis la gamme Lumos) à ceux visualisables à partir du programmateur avec toutefois un filtrage supplémentaire de la ligne de base pour réduire la quantité d’information transmise. L’intégralité du tracé n’est pas transmise pour limiter la consommation. Lors d’épisodes d’arythmie ventriculaire, il n’est souvent pas possible de visualiser la partie de l’EGM correspondant aux traitements (ATP ou choc), l’EGM transmis correspondant à la phase de diagnostic précédant les traitements et à la phase suivant le dernier traitement délivré.

Pour les plateformes plus anciennes, l’EGM transmis était reconstitué, par comparaison du signal détecté complexe par complexe avec une base de données constituée de 4000 complexes types.

Différents types d’alertes
Usure de la batterie
 

L’atteinte de l’ERI génère une alerte directe, de couleur réglable, rouge par défaut. Les problèmes techniques autodiagnostiqués par la prothèse (alerte « Etat spécial de la prothèse, classification ventriculaire OFF, bradycardie d’urgence active, mode sauvegarde, EOS ») génèrent une alerte rouge non paramétrable.

Dysfonction de sonde
 

Les valeurs anormales d’impédance de sonde correspondent à des alertes rouges pour la sonde ventriculaire droite et des alertes jaunes concernant les éventuelles sondes atriale et ventriculaire gauche.
Ces alertes sont générées indirectement par l’hébergeur de données pour les défibrillateurs, alors qu’elles correspondent à des alertes directes pour les stimulateurs.
Le seuil définissant une valeur anormale est programmable.

Survenue d’une arythmie atriale
 

La survenue d’une arythmie atriale génère une alerte indirecte associée à la transmission d’un EGM (30 secondes pré-détection +/- 10 secondes en fin d’épisode) permettant la confirmation du diagnostic. Le nombre d’épisodes générant une alerte est paramétrable. Une charge élevée en arythmie atriale et une fréquence ventriculaire rapide lors d’un épisode d’arythmie atriale peuvent également engendrer l’émission d’une alerte.

Survenue d’une arythmie ventriculaire
 

La survenue d’une arythmie ventriculaire engendre une alerte directe associée à la transmission d’un EGM (30 secondes pré-détection +/- 10 secondes en fin d’épisode) permettant la confirmation du diagnostic. Tous les types d’arythmies ventriculaires sont susceptibles d’engendrer une alerte (arythmie classée en zone de monitorage, en zone de TV1 TV2 ou FV). Le nombre d’épisodes générant une alerte est paramétrable (alerte dès le premier épisode, ou s’il y a au moins 5 épisodes par mois, ou 3 par semaine).

La survenue d’un épisode d’arythmie ventriculaire prolongé, d’un épisode d’arythmie ventriculaire avec critères time out ATP rempli, d’un épisode d’arythmie ventriculaire avec 2 charges des condensateurs, d’un épisode d’arythmie ventriculaire avec choc à énergie maximale inefficace génère également une alerte.

Alerte en rapport avec le pourcentage de stimulation
 

Dans le cadre de la resynchronisation biventriculaire, un pourcentage de stimulation ventriculaire inférieur à une valeur programmable déclenche la survenue d’une alerte. A l’opposé, pour un stimulateur simple ou double chambre (Evia), un pourcentage élevé de stimulation ventriculaire génère la survenue d’une alerte.  

Transmission d’un EGM périodique
En l’absence de problème technique ou rythmique, l’appareil transmet périodiquement un EGM de façon à vérifier la qualité de la morphologie des signaux endocavitaires. La périodicité de cette transmission est programmable (de 30 à 180 jours). Pour les nouvelles plateformes de défibrillateurs (Ilesto), il est possible de programmer des dates de transmission à partir du site Internet avec un délai minimal de 12 jours entre chaque transmission. 

L’EGM périodique transmis correspond à un tracé de 30 secondes recueilli durant la nuit.

Fonctionnement du système lors d'une absence de communication

Un contrat est habituellement signé avec l’industriel pour assurer la maintenance des systèmes, le remplacement des boitiers défectueux et la vérification de la pérennité des connexions. Le remplacement d’un boitier défectueux est garanti durant la durée de vie de la prothèse sous réserve d’une utilisation normale par le patient.

Le constructeur met à disposition une assistance téléphonique (hotline) aux jours ouvrés (numéro vert gratuit) destinée aux professionnels de santé d’une part, et une autre pour les patients et les familles.
L’objectif est de répondre aux questions d’ordre technique, de fournir une aide à l’installation, à la connexion et à l’utilisation du transmetteur. En revanche, l’assistance téléphonique   n’apporte pas de réponse d’ordre médical aux patients.

Une difficulté peut survenir à chaque étape de la transmission :

Absence de communication Prothèse-CardioMessenger
Comme expliqué précédemment, la transmission entre la prothèse et le Messenger a évolué avec le temps. Initialement, la prothèse était sourde et tentait de transmettre systématiquement 6 à 7 fois/jour ses informations sans vérifier qu’au moins une des transmissions avait été effective. Une absence de transmission ne pouvait donc pas être identifiée par la prothèse.

Les nouvelles générations de prothèses envoient un appel au CardioMessenger, qui doit répondre avant que la prothèse ne transmette la charge utile. Ainsi, en cas d’absence de communication, la prothèse appelle plusieurs fois le CardioMessenger mais sans tentative de transmission permettant une économie d’énergie.

En cas d’absence prolongée de communication, les évènements importants (compteurs des arythmies, épisodes) sont mémorisés dans la prothèse et sont envoyés lors de la communication suivante.
Au bout de 3 jours sans communication possible, la prothèse et le CardioMessenger sont désappariés et la prothèse se met en recherche d’un nouveau CardioMessenger pour s’apparier.
Après 63 jours sans communication entre prothèse et CardioMessenger, les tentatives de transmission quotidienne sont interrompues et seules persistent les tentatives de transmission des alertes.

Echec de la transmission de données du CardioMessenger à l’hébergeur de données
 

A la suite d’une transmission par la prothèse, le Messenger cherche à transmettre immédiatement les données à l’hébergeur de données (via GPRS pour l’Europe).

Si le réseau est indisponible, les données sont conservées dans le CardioMessenger jusqu’à ce que la transmission soit de nouveau possible. 70 messages peuvent être stockés avec une mémoire glissante (quand les mémoires sont saturées, un message récent efface le message le plus ancien).

Après un délai programmable sans transmission (de 3 à 21 jours), un message est transmis au centre médical.

Cette absence de transmission peut être reliée à un défaut dans la transmission prothèse-Messenger ou dans la transmission Messenger-hébergeur.

Un certain nombre d’éléments doivent être vérifiés dans un premier temps : présence du patient à proximité du Messenger, vérification que la fonction télécardiologie est activée sur la prothèse, vérification de la présence d’une couleur verte sur le boitier, vérification que la fonction télécardiologie n’est pas sur un mode événementiel après plus de 63 jours sans communication. Il est souvent demandé au patient de débrancher puis rebrancher le cardioMessenger. En cas de défaillance du CardioMessenger, celui-ci peut être remplacé en 24h au domicile du patient.

Après 90 jours sans aucune transmission reçue par l’hébergeur de données, le patient est automatiquement désactivé sur le site (réactivation automatique en cas de survenue d’une nouvelle transmission).                                                      

Absence de consultation du site Web par le médecin du centre
Une alerte apparaissant sur le site internet sécurisé est notifiée (par email et/ou SMS et/ou fax) et doit être confirmée par le professionnel de santé à qui elle est destinée. Si le message est confirmé, le même message d’alerte est notifié une seconde fois 21 jours plus tard. En l’absence de confirmation, le même message est à nouveau notifié 2 à 7 jours plus tard en fonction du niveau de l’alerte. 

 

 

Un contrat est habituellement signé avec l’industriel pour assurer la maintenance des systèmes, le remplacement des boitiers défectueux et la vérification de la pérennité des connexions. Le remplacement d’un boitier défectueux est garanti durant la durée de vie de la prothèse sous réserve d’une utilisation normale par le patient.
Le constructeur met à disposition une assistance téléphonique (hotline) aux jours ouvrés (numéro vert gratuit) destinée aux professionnels de santé d’une part, et une autre pour les patients et les familles.
L’objectif est de répondre aux questions d’ordre technique, de fournir une aide à l’installation, à la connexion et à l’utilisation du transmetteur. En revanche, l’assistance téléphonique   n’apporte pas de réponse d’ordre médical aux patients.

Une difficulté peut survenir à chaque étape de la transmission :

Absence de communication Prothèse-CardioMessenger
Comme expliqué précédemment, la transmission entre la prothèse et le Messenger a évolué avec le temps. Initialement, la prothèse était sourde et tentait de transmettre systématiquement 6 à 7 fois/jour ses informations sans vérifier qu’au moins une des transmissions avait été effective. Une absence de transmission ne pouvait donc pas être identifiée par la prothèse.

Les nouvelles générations de prothèses envoient un appel au CardioMessenger, qui doit répondre avant que la prothèse ne transmette la charge utile. Ainsi, en cas d’absence de communication, la prothèse appelle plusieurs fois le CardioMessenger mais sans tentative de transmission permettant une économie d’énergie.

En cas d’absence prolongée de communication, les évènements importants (compteurs des arythmies, épisodes) sont mémorisés dans la prothèse et sont envoyés lors de la communication suivante.
Au bout de 3 jours sans communication possible, la prothèse et le CardioMessenger sont désappariés et la prothèse se met en recherche d’un nouveau CardioMessenger pour s’apparier.
Après 63 jours sans communication entre prothèse et CardioMessenger, les tentatives de transmission quotidienne sont interrompues et seules persistent les tentatives de transmission des alertes.

Echec de la transmission de données du CardioMessenger à l’hébergeur de données

A la suite d’une transmission par la prothèse, le Messenger cherche à transmettre immédiatement les données à l’hébergeur de données (via GPRS pour l’Europe).

Si le réseau est indisponible, les données sont conservées dans le CardioMessenger jusqu’à ce que la transmission soit de nouveau possible. 70 messages peuvent être stockés avec une mémoire glissante (quand les mémoires sont saturées, un message récent efface le message le plus ancien).

Après un délai programmable sans transmission (de 3 à 21 jours), un message est transmis au centre médical.

Cette absence de transmission peut être reliée à un défaut dans la transmission prothèse-Messenger ou dans la transmission Messenger-hébergeur.

Un certain nombre d’éléments doivent être vérifiés dans un premier temps : présence du patient à proximité du Messenger, vérification que la fonction télécardiologie est activée sur la prothèse, vérification de la présence d’une couleur verte sur le boitier, vérification que la fonction télécardiologie n’est pas sur un mode événementiel après plus de 63 jours sans communication. Il est souvent demandé au patient de débrancher puis rebrancher le cardioMessenger. En cas de défaillance du CardioMessenger, celui-ci peut être remplacé en 24h au domicile du patient.

Après 90 jours sans aucune transmission reçue par l’hébergeur de données, le patient est automatiquement désactivé sur le site (réactivation automatique en cas de survenue d’une nouvelle transmission).                                                      

Absence de consultation du site Web par le médecin du centre
Une alerte apparaissant sur le site internet sécurisé est notifiée (par email et/ou SMS et/ou fax) et doit être confirmée par le professionnel de santé à qui elle est destinée. Si le message est confirmé, le même message d’alerte est notifié une seconde fois 21 jours plus tard. En l’absence de confirmation, le même message est à nouveau notifié 2 à 7 jours plus tard en fonction du niveau de l’alerte. 

Conclusion

Le système de télésuivi des prothèses Biotronik reste la référence car il présente de nombreux avantages : automaticité, simplicité d’utilisation, transmission quotidienne complète, transmission de tous les types d’arythmie (TV monitorée ou TV traitée efficacement par un ATP…), transmission rapide des alertes directes.

Il existe quelques limitations à discuter. Le choix de l’automaticité complète ne permet pas la possibilité de transmissions initiées par le patient. La qualité des EGM transmis s’est améliorée mais reste légèrement inférieure à celle de certains des concurrents (EGMs tronqués, EGMs filtrés). Une limite réside également dans le fait que si plusieurs alertes surviennent dans la journée, seul l’EGM du dernier épisode (sans hiérarchie) est transmis.